Activités suspendues pendant 4 semaines

Les nouvelles mesures sanitaires et l'évolution de la situation épidémique en Belgique nous poussent à mettre nos activités à l'arrêt jusqu'au 19 novembre.
Adoptons la prudence nécessaire, construisons nos alternatives personnelles et soyons vigilants aux membres plus isolés.
En souhaitant une communication prochaine qui puisse être porteuse de meilleures nouvelles, nous vous recommandons de continuer à prendre soin de vous et de votre entourage.
Merci !

Nos volontaires s'investissent dans les maisons de repos !

Aurelie Nivarlet

Contacté par la Clairière de Fayenbois (une MR-MRS de la régions de Liège), Énéo Liège a constitué un petit groupe de volontaires pour faciliter le dispositif des visites mis en place dans l’établissement. À l’heure où nous rédigeons cet article, nous pouvons déjà saluer l’investissement d’Isabelle, Marie, Laurence, Fanny, Marie-José, Évelyne, Danielle, Véronique, Christophe, Marie-Paule, Ulysse, Annie et Aurélie dans ce projet.

Comment se sont-ils préparés ? Quelles questions éthiques fallait-il se poser ? Comment s’organisent les volontaires sur le terrain ? Coup d’œil sur une initiative solidaire mise place pendant la crise du Covid-19. Rencontre avec Aurélie Nivarlet, la coordinatrice du projet.

Comment le projet s’est-il mis en place ?

Aurélie : On a été contacté par la clairière de Fayenbois pour les aider à organiser les visites et plus particulièrement, pour prendre en charge les visiteurs. Nous étions déjà partenaires avec cette maison de repos, donc c’était plus simple au niveau de l’organisation : la relation de confiance était établie et nous connaissions déjà l’établissement.

Que fallait-il faire avant d’accepter un tel projet en pleine période de confinement ?

Aurélie : Il fallait scrupuleusement analyser la demande au niveau de la sécurité, des consignes
(port du masque, distanciation sociale…). Tout devait être bien clair et respecté, nous avons dû bien prendre connaissance de la circulaire pour éviter des soucis éthiques ou organiser ça dans le respect des volontaires.

Comment avez-vous pris contact avec les volontaires ? Que pensaient-ils du projet ?

Aurélie : On a fait appel aux volontaires qui s’impliquaient déjà dans la Clairière sur le projet de cafétéria. Au début, il y avait beaucoup de peur, ce qui est tout à fait normal. Alors on a élargi à d’autres volontaires d’Énéo ainsi que ceux d’Altéo, d’Ocarina et de la Mutualité chrétienne en général. On a ciblé des volontaires qui étaient géographiquement proche de la maison de repos et on a apporté une attention particulière à la santé des participants.
Une fois sur place, les peurs ont disparu et il n’y avait plus aucun souci. De plus, tout a été pensé pour garantir aux volontaires une sécurité maximale.

Concrètement, comment fonctionnent les visites et les aides des volontaires ?

Aurélie : Les visites se font tous les après-midis, du lundi au dimanche. Il y a deux volontaires par jour, donc cinq binômes de volontaires chaque après-midi de la semaine. C’est un projet inter-mouvements et intergénérationnel, car les binômes sont mélangés entre les volontaires d’Altéo, Énéo et Ocarina.

Fayenbois1Que font-ils exactement ?

Aurélie : Ils s’occupent essentiellement du visiteur, de l’accueil, de la vérification des masques, la désinfection et la vérification des attestations d’absence de symptômes.
Ils prennent également la température des visiteurs et une fois que tout est en ordre, ils les conduisent soit à l’extérieur pour les visites dans le jardin soit dans la salle prévue pour les visites. Les volontaires ne sont pas directement en contact avec les résidents et personne ne rentre dans la maison de repos. La salle des visites est une salle neutre.

J’imagine que les volontaires ont dû assister à des retrouvailles assez émouvantes, ça n’a pas été trop dur pour eux d’être confrontés à ces situations ?

Aurélie : La première semaine était un peu difficile, c’était très émouvant de voir les retrouvailles. Les visiteurs ne savaient pas vraiment comment ils allaient retrouver leur proche et parfois, à cause du Plexiglas, les résidents ne comprenaient pas bien les échanges. On est parfois confronté à des visiteurs stressés qui craignent les conditions de la visite. Néanmoins, les premières impressions ont tout de suite été très positives. Les volontaires sont aussi là pour assurer un « après » visite et recevoir le feedback du visiteur, c’est un côté social important du volontariat où l’encadrement du visiteur s’accompagne jusqu’à la fin de la visite. C’est un volontariat qui a du sens, les volontaires sont là pour le bien-être des aînés et ils prennent cet objectif très à cœur. On sent qu’ils sont très investis.

Peux-tu m’expliquer ton rôle de coordinatrice ?

Aurélie : J’accueille les nouveaux volontaires en leur expliquant le projet et j’assure ensuite un suivi dans la mise en place. Je fais le lien entre les mouvements et la maison de repos et je les présente à la direction et aux personnels soignants. Ils doivent ensuite suivre une petite formation pour prendre connaissance de toutes les règles sanitaires à respecter. Ce sont toujours les mêmes volontaires, donc des habitudes commencent à se mettre en place et chaque binôme a son après-midi de référence.

Interview réalisée par Jeanne Gabriel pour l'Énéo Info de juillet 2020.

Photos : Clairière de Fayenbois.